Août 09

Mariie, de Vierzon à Saint-Bonnet : quand la scène, les racines et la lumière nourrissent la création

Il y a des semaines qui concentrent plusieurs facettes d’une vie artistique. Pour Mariie, les derniers jours auront justement fait se rencontrer la scène, les voyages, les souvenirs familiaux et cette nécessité de créer qui accompagne son parcours. Après son concert à Vierzon, l’artiste a retrouvé Saint-Bonnet et l’Auvergne, avant de préparer plusieurs nouveaux rendez-vous avec son public.

Deux expériences très différentes en apparence, mais qui racontent finalement la même chose : la manière dont Mariie construit progressivement son identité artistique à partir de ce qu’elle vit.

À Vierzon, une scène qui confirme une évolution

Quelques jours après sa prestation à Vierzon, Mariie garde un souvenir particulièrement positif de cette nouvelle expérience. Elle y a interprété cinq chansons de son répertoire et découvert, une nouvelle fois, ce rapport très particulier qui existe entre un artiste et un public lorsqu’il n’y a plus d’écran entre les deux.

Mais au-delà du plaisir de chanter, un autre sentiment semble avoir marqué cette prestation : celui de franchir progressivement une étape dans sa manière d’occuper la scène.

Mariie explique s’y être sentie davantage professionnelle, comme si chaque nouvelle représentation lui permettait de mieux comprendre ses propres capacités et d’identifier ce vers quoi elle souhaite désormais aller.

C’est aussi l’une des fonctions essentielles de la scène. Elle ne sert pas seulement à présenter des chansons déjà écrites : elle confronte l’artiste à son travail, à sa présence, à ses émotions et à la réaction immédiate de ceux qui écoutent.

« Sur scène, je me sentais encore plus professionnelle. Je sentais que je touchais à cette part d’aptitudes qui m’attire. »

Une sensation importante pour Mariie, qui voit dans la musique bien davantage qu’une succession de chansons. Pour elle, elle reste avant tout un moyen de créer un lien entre des personnes qui ne se connaissaient parfois pas quelques minutes auparavant.

La musique comme point de rencontre

Cette expérience à Vierzon lui a également rappelé ce qui continue de la fasciner dans son métier : la capacité de la musique à rassembler.

Une chanson naît souvent dans un contexte très personnel. Elle part d’une émotion, d’une idée ou d’une histoire avant de quitter progressivement celui ou celle qui l’a créée. Une fois interprétée devant un public, elle n’appartient déjà plus complètement à son auteur ou à son interprète : chacun peut y projeter sa propre histoire.

C’est précisément cette transformation que Mariie décrit lorsqu’elle parle de la « magie » de la musique. Une magie qui n’a finalement rien d’abstrait : elle se trouve dans cette capacité à provoquer une émotion commune entre plusieurs personnes à partir de quelques mots, d’une mélodie et d’une voix.

Saint-Bonnet : revenir vers ses racines

Après l’énergie de la scène, changement complet de décor. Mercredi 5 août, Mariie retrouvait Saint-Bonnet, ce village d’Auvergne profondément associé à son enfance et à son histoire familiale.

Ce retour avait déjà une dimension particulière pour l’artiste. Mais cette fois, elle décrit une sensation encore plus intime : celle de s’être reconnectée à quelque chose de profondément personnel.

« À Saint-Bonnet, mon âme s’est retrouvée elle-même. Elle a pu encore mieux se reconnecter à sa véritable source, à sa véritable identité. »

Une formulation très personnelle qui traduit surtout l’importance que certains lieux peuvent conserver dans une construction artistique. Revenir dans un environnement lié à son enfance permet parfois de remettre en perspective le chemin parcouru, mais aussi de retrouver des sensations que le quotidien avait momentanément éloignées.

La découverte de l’abbaye de Chantelle

Cette journée en Auvergne a également été marquée par la visite de l’abbaye de Chantelle, une découverte qui a particulièrement touché Mariie.

L’artiste a été sensible à l’atmosphère du lieu, à son histoire spirituelle et à la présence des religieuses qui continuent d’y accueillir visiteurs et pèlerins. À proximité, elle a également pris le temps de s’arrêter pour contempler le paysage environnant.

Et là encore, le décor n’est pas resté un simple souvenir touristique.

Une journée lumineuse, un panorama, quelques instants passés à observer ce qui l’entourait : autant d’éléments que Mariie semble immédiatement transformer en matière artistique.

La lumière comme matière d’écriture

Le soleil et la lumière occupent une place particulièrement importante dans la manière dont Mariie raconte cette journée.

Elle décrit ce mercredi comme une journée capable de lui apporter un nouvel élan intérieur. Une sensation qu’elle souhaite désormais réutiliser dans ses prochains textes et ses futures chansons.

« Le soleil et la lumière sont mes piliers, et l’art est le centre de ma vie. »

Cette phrase permet probablement de mieux comprendre le lien entre ses différentes pratiques artistiques. Chez Mariie, la création ne semble pas être séparée de la vie quotidienne. Un concert, une promenade, un paysage, une architecture ou un souvenir familial peuvent devenir autant de points de départ pour écrire.

Il ne s’agit donc pas simplement de raconter une journée passée en Auvergne, mais de comprendre comment cette journée pourra continuer à exister autrement, notamment à travers de prochains textes.

Deux nouveaux réels pour prolonger cette semaine

Mariie souhaite désormais partager davantage cette actualité avec son public. Deux nouveaux réels sont prévus ce dimanche.

Le premier reviendra sur sa journée à Saint-Bonnet, avec cette dimension personnelle liée à ses souvenirs, aux paysages et à ce retour vers un lieu profondément inscrit dans son histoire.

Le second ouvrira déjà un nouveau chapitre puisqu’il sera consacré à sa participation à Ayo Paris Music Award, prévue le 17 octobre à Paris, sur une péniche sur la Seine.

Un rendez-vous très différent de cette parenthèse auvergnate et qui replace immédiatement Mariie dans une dynamique de scène et de développement artistique.

Le 17 octobre à Paris déjà dans son horizon

Cette future participation parisienne constitue naturellement l’un des prochains rendez-vous importants de son calendrier.

Mariie prévoit d’ailleurs de revenir plus largement sur cette expérience lorsqu’elle aura eu lieu. Elle annonce déjà son intention de proposer un live le soir même afin de raconter ce qu’elle aura vécu durant cette période et de partager ses impressions directement avec les personnes qui suivent son parcours.

Cette volonté de documenter les différentes étapes de sa carrière prend progressivement une place importante dans sa communication. Les réseaux ne servent plus uniquement à annoncer une actualité : ils permettent aussi de raconter ce qu’il se passe avant, pendant et après un événement.

Une semaine entre scène, mémoire et nouveaux projets

De Vierzon à Saint-Bonnet, cette semaine aura finalement réuni deux dimensions essentielles du parcours de Mariie.

D’un côté, la scène, où elle affirme peu à peu sa présence et acquiert de nouvelles expériences. De l’autre, les racines et l’intime, qui continuent d’alimenter son écriture et son rapport à l’art.

Entre les deux, il n’y a peut-être pas autant de distance qu’il n’y paraît. Car ce que Mariie vit loin de la scène finit souvent par nourrir ce qu’elle y apportera ensuite.

Et après cette semaine particulièrement dense, une nouvelle échéance apparaît déjà à l’horizon : Paris, la Seine et le 17 octobre. Une autre scène, une autre expérience et probablement de nouvelles histoires à raconter.

Rédaction : Alexandra Edin — Studio EDENE PROD & CVIZUEL