Août 09

Mariie en Auvergne : retour à Saint-Bonnet, là où naissent les souvenirs et l’inspiration

Il existe des lieux que l’on visite, et d’autres que l’on porte avec soi. Pour Mariie, Saint-Bonnet, en Auvergne, appartient clairement à la seconde catégorie. Ce mercredi 5 août 2026, l’artiste s’apprête à y retrouver sa famille pour une journée placée sous le signe des retrouvailles, de l’été et de ces souvenirs qui traversent les générations.

Une parenthèse familiale, certes, mais également un retour vers un territoire intimement lié à son enfance, à sa sensibilité artistique et à une figure particulièrement importante de son histoire : sa grand-mère, Mamie Renée.

Saint-Bonnet, bien plus qu’un simple village

Mariie ne parle pas de Saint-Bonnet comme d’une destination de vacances ordinaire. Elle décrit ce village comme une véritable seconde demeure, un endroit profondément associé à son enfance et à son adolescence.

Elle n’y retourne aujourd’hui qu’environ une fois par an, mais la fréquence importe finalement peu. Certains lieux conservent une place intacte, même lorsque le temps et la vie nous en éloignent momentanément.

Cette nouvelle journée en Auvergne sera avant tout consacrée à la famille. Un repas partagé tous ensemble permettra de célébrer l’été et les retrouvailles, loin du rythme quotidien et des obligations professionnelles.

Mariie prévoit également de photographier les paysages qui l’entourent afin de partager une partie de ce décor avec celles et ceux qui suivent son parcours.

Mamie Renée et la transmission d’un regard artistique

Derrière l’attachement de Mariie à cette région se cache également une histoire de transmission.

Durant son enfance et son adolescence, elle observait sa grand-mère, Mamie Renée, s’installer dans certains des plus beaux endroits de la région pour peindre. Devant elle, les paysages devenaient des sujets : les sentiers, les champs de blé, les tournesols et cette lumière particulière que l’on remarque davantage lorsque l’on prend réellement le temps de regarder.

Mamie Renée traduisait ensuite sur la toile ce qu’elle avait sous les yeux, mais aussi probablement ce qu’elle ressentait. Car peindre un paysage ne consiste jamais uniquement à en reproduire les contours. Il faut choisir ce que l’on regarde, ce que l’on conserve et ce que l’on décide de raconter.

Mariie se souvient notamment de cette manière qu’avait sa grand-mère de contempler le ciel, les chemins et la campagne environnante. Une sensibilité qui semble aujourd’hui avoir trouvé une continuité dans son propre rapport à la création.

De la peinture à la musique, une même nécessité de créer

Car la musique n’est pas le seul mode d’expression artistique de Mariie. Elle aime également peindre et dessiner, deux pratiques qui créent naturellement un lien supplémentaire avec les souvenirs de sa grand-mère.

À Saint-Bonnet, cette dimension prend une résonance particulière. Là où Mamie Renée trouvait matière à peindre, Mariie peut aujourd’hui trouver matière à écrire.

Les paysages deviennent alors autre chose qu’un décor. Une lumière, une couleur, un chemin ou un souvenir peuvent déclencher une émotion, une phrase, puis parfois les premières lignes d’une nouvelle chanson.

Chez un artiste, l’inspiration ne se présente pas toujours dans un studio ou devant une feuille blanche. Elle surgit parfois simplement en revenant dans un endroit familier et en découvrant que l’on ne le regarde plus exactement de la même manière qu’à quinze ans.

Un lieu qui nourrit aussi l’écriture de nouvelles chansons

Mariie l’exprime clairement : cette région l’inspire et nourrit également son écriture musicale.

Ce retour annuel devient ainsi une forme de respiration dans son parcours artistique. Quelques jours ou quelques heures suffisent parfois pour s’éloigner du bruit, retrouver des sensations anciennes et laisser émerger de nouvelles idées.

Il existe une logique assez naturelle dans ce processus créatif. Les chansons puisent fréquemment dans ce que l’on connaît intimement : les personnes, les lieux, les absences, les souvenirs, les rencontres ou simplement une sensation impossible à expliquer autrement qu’en musique.

À Saint-Bonnet, Mariie retrouve précisément cette matière-là.

Retrouver sa famille pour retrouver l’essentiel

Mais avant l’artiste, il y a évidemment la femme et sa famille.

Cette journée du 5 août ne sera pas organisée autour d’une scène, d’un concert ou d’une sortie musicale. Elle sera simplement consacrée au plaisir d’être ensemble autour d’un repas et de profiter de ceux que l’on ne voit pas nécessairement aussi souvent qu’on le souhaiterait.

Une simplicité que Mariie revendique pleinement. Derrière les projets artistiques, les chansons, les réseaux et les différentes étapes d’une carrière se trouvent aussi ces instants beaucoup plus ordinaires en apparence, mais qui constituent finalement une partie essentielle de la vie.

Retrouver Saint-Bonnet, c’est donc retrouver plusieurs choses à la fois : sa famille, son enfance, le souvenir de Mamie Renée, son goût pour la peinture et une source d’inspiration qui continue d’accompagner son écriture.

Un lieu peut parfois conserver la mémoire de plusieurs générations. Pour Mariie, ce petit coin d’Auvergne semble avoir cette fonction particulière : lui rappeler d’où elle vient tout en continuant, discrètement, à nourrir ce qu’elle créera demain.

Rédaction : Alexandra Edin — Studio EDENE PROD & CVIZUEL